de Adèle YON
éd. du sous-sol

De peur d’avoir hérité de la folie familiale, Adèle Yon enquête sur son arrière-grand-mère Elisabeth, internée pendant 17 ans pour schizophrénie.
Un récit original par la forme : il est à la lisière de l’enquête familiale, du récit de l’intime, de l’essai.
Un récit qui nous happe, on s’impatiente avec l’autrice de découvrir grâce aux archives et témoignages l’identité, la vie de cette aïeule que l’histoire familiale a préféré oublier. On partage aussi son incompréhension et sa colère. On soupèse le fardeau du silence dans la transmission générationnelle, on réalise l’horreur de la psychiatrie au milieu du siècle dernier et son soutien évident à une idéologie patriarcale.
Mais à la fin on se sent aussi plus légers : Elisabeth a enfin un visage..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *